"FACE A FACE" - BIENNALE OFF DAK’ART 2010

Du 9 au 19 mai 2010


« Face à Face », artistes du Danemark et du Sénégal dans une confrontation pacifique à travers l’idée de négociation.

VERNISSAGE LE 09 MAI 2010, à 18h au numéro 7725 SICAP Mermoz entre la mosquée rouge et la boulangerie.

Les artistes en collaboration :
GRAN’ MA’S WALL : Fatou Kandé Senghor (Sénégal) et Johanna Domke (Germany/Danemark)
TOUKI and TRAVELLING : Ibrahima ”Piniang” Niang (Sénégal) et Kirsten Otzen Keck Danemark)
GLOBAL WARRIORS : Amadou Kane Sy (Sénégal) et Frans Jacobi (Danemark)
Commissaires : Amadou Kane Sy (Sénégal) et Michelle Eistrup (Danemark)

« Face à Face » est une collaboration entre des artistes sénégalais et danois à travers la vidéo, le dessin, la peinture, l´animation, la photo, l’installation. Le travail a été produit spécialement pour être montré dans le off de la biennale de DAK’ART en mai 2010 au Sénégal et dans le cadre du festival « My World Images » en septembre 2010 à Copenhague Danemark.
Au cours de l’atelier préparatoire de My World Images festival, Michel Eistrup artiste et commissaire de ce projet et Ousseynou Wade le Secrétaire Général de la Biennale de Dakar, émirent l’idée de l’organisation de deux longues périodes de travail en collaboration sur la même base, entre artistes danois et sénégalais.
En un clin d’œil, Amadou Kane Sy, artiste et commissaire pour ce projet, perçut cette collaboration sous l’angle d’une confrontation paisible à travers la négociation, facteur incontournable de tout processus artistique
Les artistes, constitués en couple, ont travaillé au « National Workshop for Art and Craft » à Copenhague (Danemark), à l’Atelier-Galerie de « Portes et Passages du Retour » de Ngazobil et dans la commune de Joal-Fadiouth (Sénégal)
La plateforme ainsi créée devint intense, productive et bien sûr, difficile par endroit, puisque la chose devant creuser dans une fondation complexe. Le fait que chaque artiste doive conjuguer avec le contexte de son partenaire n’est pas un chemin facile à emprunter compte tenu de l’histoire, du présent, de la langue, de la compréhension des codes sociaux et culturels de chacun. Cela nécessite une ouverture l’autre et une confiance qui puisse permettre de naviguer à travers le complexe système des pensées et de vie différentes.
Le processus est un facteur essentiel dans cette forme de communication, il permet l’accès à de nouveaux sentiers, de nouvelles portes pendant la création du travail.
Il faut juste regarder la pièce SHIFTING EXPECTATIONS (Attentes bouleversées) de Frans Jacobi et de Amadou Kane Sy pour entrevoir l’idée et la notion de l’autre, compte tenu de la perception et des discours admis et définissant l’interaction entre les occidentaux et les non occidentaux. Sur cette base, l’autre ne saurait être que le non occidental, toutefois, en Afrique par exemple, l’occidental est forcément perçu comme étant l’autre. Le nommé dépend de celui qui le définit. La base conceptuelle de ce projet repose sur ce fait.

GRAN MA’S WALL essaie d’établir avec le public une connexion basée sur l’idée d’appartenance, de possessions personnelles, de racines et de passages. Aussi bien Johanna Domke que Fatou Kandé Senghor ont contribué avec des images, des dessins, de la couture, et des encadrements particuliers, pour nous camper dans la peau de celui qui navigue entre le passé et le présent. Comme l’a dit Fatou : « Gran Ma savait que l’on n’irait pas loin sans renouveler les choses (le mur qui narre l’histoire). Elle savait qu’on reviendrait ».On aura aussi accès à une brève esquisse de leur vidéo ME THE OTHER / MAN KENEEN KI, construite sur l’histoire documentaire de deux jumeaux utérins du Sénégal. L’un d’eux est retourné au Sénégal après plusieurs années aux Etats Unis, l’autre est rentré il y’a déjà vingt ans, et à travers le reflet du miroir qu’est son frère, il se confronte à une redéfinition de la notion de possession personnelle, d’histoire et de la parente.
Dans TOUKI ET TRAVELLING, Kirsten Otzen Keck et Ibrahima Niang répertorient en animation les passages entre les espaces, les peuples et les rêves.
Naviguer à travers le métro bondé de monde, des maisons en ruines parlantes entre des bouts de papiers en mouvement, les larmes nos cités urbaines, les gens, les déplacements dans l’espace rural…
Les forces opposées de la distance et de la proximité sont établies au fur et à mesure qu’ils communiquent de part et d’autre des mondes de la réalité, de la fantaisie et du voyage.


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